Des fonc­tionn­ai­res de l’Eglise veu­lent mettre à terre le “Ceck-​Pasteur”

En déposant un recours auprès du Tribunal administratif fédéral, le « Forum Citoynes Suisses » s'oppose à l'interdiction de la campagne politique « Check-Pasteur ». Le recours, déposé le 10 mai 2024, a été rendu nécessaire par le fait que des fonctionnaires de l'Eglise avaient déposé une plainte contre le « Check-Pasteur » auprès du Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT).

(Kopie 10)

[Translate to FR:]

Wer den Weg in Richtung Bundesverwaltungsgericht initiiert hat, ist nicht bekannt. Es waren wohl Mitglieder eines Kirchenrats (kantonal oder national). In den Gerichtsakten liessen diese "Helden", die im Schutz öffentlich-rechtlicher Landeskirchen zumeist hohe Saläre beziehen, ihre persönlichen Daten schwärzen.

Abus des églises nationales de droit public

Depuis mai 2023, la campagne politique « Pasteur Check » s'oppose à la récupération des Eglises nationales suisses par les rouges et les verts. Le fait que les organes directeurs réformés et catholiques soient de plus en plus réduits à des porteurs d'eau de la politique de gauche est une trahison de la mission fondamentale des Eglises chrétiennes. Les chaires résonnent souvent comme des réunions de parti rouge-vert. Les paroissiens sont endoctrinés par un pseudo-évangile non chrétien (climat, genre, autodétermination, etc.). Les positions conservatrices (mariage, famille, éducation, économie, migration, etc.) n'ont pratiquement plus leur place dans les églises nationales.

Le message chrétien de base est fondamentalement faussé par cette orientation illégitime vers la gauche. Les Eglises nationales échouent par conséquent dans leur mission attribuée par la Constitution fédérale, qui est de permettre au public d'exercer sa liberté de croyance en ce qui concerne le christianisme. En effet, aucune liberté ne peut être réalisée sur la base d'un enseignement erroné.

 

Pasteurs & synodaux se cachent derrière les murs de l'église

La campagne « Check-Pasteur » veut faire de l'abus politique et de la falsification des Eglises nationales un sujet de débat public. L'instrument utilisé est un modèle comportant huit questions sur les messages clés primaires de la foi chrétienne. Ces questions ont été transmises en 2023 à 5'837 pasteur(e)s, prêtres, enseignant(e)s, fonctionnaires de l'Eglise, etc. De plus, les questionnaires ont été et sont encore distribués aux serviteurs et aux visiteurs lors de dizaines d'actions de distribution avant les cultes, les messes, les synodes, les concerts dans les églises, etc.

Mais le corps pastoral & Co. semble craindre la lumière du public. On jouit des privilèges d'une activité publique. Mais contre une petite association qui veut dénoncer les abus des Eglises nationales exsangues, les fonctionnaires anonymes sortent vite la grosse artillerie.

(Kopie 11)

Les gratte-papiers choisissent presque toujours la même voie dans de tels cas (refus et défense par l'État). Comme leur conscience leur signale à distance que leurs détracteurs sont dans le vrai, ils évitent à tout prix un débat public.

C'est ainsi que nos conseillers ecclésiastiques clandestins ont rapidement fait appel à un service officiel à Berne pour s'opposer à l'encombrant « contrôle des pasteurs ». Avec succès en première instance. Début avril 2024, le PFPDT a décidé que les données des 5'837 personnes interrogées devaient être effacées du site web du forum citoyen. Et à l'avenir, seules les personnes appartenant à l'Eglise pourraient être citées publiquement dans le cadre de la campagne, après avoir donné leur autorisation expresse.

La décision du PFPDT a été accompagnée d'une demande d'émoluments de plusieurs milliers de francs. Ce n'est pas seulement l'interdiction qui doit réduire au silence les activistes du Forum citoyen, mais aussi une exigence très élevée.

Sang, sueur et larmes

Nous n’avons pas encore atteint le point dans la lutte contre l’Église où les critiques doivent risquer leur vie. Il est peu probable que le cabinet d'avocats renommé qui a déposé le recours contre l'ordonnance du PFPDT auprès du Tribunal administratif fédéral ait formulé ses arguments juridiques en larmes.  

Toutefois, une grande détermination et la prise d’engagements financiers importants sont apparemment inévitables si l’on veut mettre un terme aux abus politiques des églises régionales au détriment de la population.  

Suite à la décision de deuxième instance du Tribunal administratif fédéral, les données personnelles des pasteurs, prêtres, membres du conseil d'église, etc. resteront en ligne et le « Pastor Check » peut commencer avec plaisir la prochaine phase du projet. Le Forum des citoyens maintient la pression pour forcer enfin les responsables de l'Église à divulguer leurs enseignements et à les comparer à la mission fondamentale de l'Église chrétienne aux yeux du public. La société mérite clairement la vérité sur des questions aussi importantes